LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Un jardin en Normandie, des insectes

Dans l'article "un jardin en Normandie", nous avons fait le tour du jardin de Cédric et Cécile.

Qui correspond, en quelque sorte, à une "exportation" du jardin de Choui et Leia.

Ses principes sont les mêmes.

Et ce jardin nous parait aussi beau que le nôtre.

C'est, en tout cas, notre avis.

Nous pourrions en rester là.

Mais il est intéressant d'aller y voir d'un peu plus près.

Car, comme n'importe quel jardin permaculturel équilibré, ce jardin normand est aussi un havre pour l'entomofaune.

 

Dans un premier temps, Cédric et Cécile se sont, comme nous en nos débuts (pas si lointains), interessés aux "gros" insectes.

En particulier les papillons "de jour" qui peuplent leur jardin.

Comme ils sont situés dans une région dont le climat est différent, ils ont l'opportunité de voir des insectes absents chez nous.

Araschnia levana (3) (carte géographique):

 

 

Beaucoup d'espèces d'insectes présentes en France s'y rencontrent partout.

Cependant, plusieurs sont plus ou moins localisées.

Certaines se voient uniquement dans le Sud-est (climat méditerranéen).

D'autres ne s'y rencontrent jamais.

C'est le cas de la "carte géographique", papillon qui est absent de la région PACA.

  

Les papillons suivants, au contraire, existent dans les Bouches-du-Rhône.

Mais nous ne les avons jamais vus dans notre jardin.

Boloria dia (3) (petite violette):

 

 

Aglais io (3) (paon de jour):

 

 

Pourtant, il y a des violettes et des orties, nourritures respectives des deux espèces en question.

Mais nous n'avons jamais aperçu ces deux très beaux papillons chez nous.

Nous ne savons pas pourquoi.

Cependant, savoir qu'il en existe chez notre fille nous rassure.

 

Parmi les "gros" insectes, il y a aussi, évidemment, les odonates.

Et, dans le jardin de Cécile et Cédric, il y a une mare.

Donc, obligatoirement, des libellules.

Voici deux belles espèces qui fréquentent Saint Pierre de Bailleul, mais pas les mares du jardin de Choui et Leia.

 

 Cordulegaster boltonii (3) (cordulégastre annelé):

 

 

Aeschna cyannea (3) (aeschne bleue):

 

 

On peut noter que les libellules changent de couleur en vieillissant.

Celle qui suit est la même espèce que la précédente.

Beaucoup plus jeune puisqu'elle abandonne à peine son exuvie.

Aeschna cyannea (3) (aeschne bleue):

  

 

A côté des libellules et des papillons "de jour", il y a aussi, chez Cécile et Cédric, bon nombre de papillons "de nuit".

Beaucoup de papillons dits "de nuit" sont en réalité actifs le jour.

Certains même le sont exclusivement.

Sur la distinction obsolète entre papillons "de nuit" et "de jour", consultez nos autres articles consacrés aux lépidoptères.

Voici quelques exemples de papillons "de nuit" que l'on voit le jour à Saint Pierre de Bailleul.

Chiasma clathrata (3) (géomètre à barreaux):

 

 

Diacrisia sannio (3) (bordure ensanglantée): 

 

 

Nemophora metallica (3) (adèle de la scabieuse):

 

 

L'espèce précédente, bien sûr, ne doit pas être confondue avec ceci.

Metallica (3) (groupe de heavy métal):

 

 

Certains papillons de nuit rencontrés le jour paraissent, contrairement aux précédents, dormir profondément.

Colostygia pectinataria (3) (cidarie verdâtre):

 

 

Macrothylacia rubi (3) (bombyx de la ronce):

 

 

Lacanobia w-latinum (3) (noctuelle du genêt):

 

 

Ceux-ci, effectivement, paraissent bel et bien inactifs le jour.

 

La nuit, évidemment, il y a aussi des papillons "de nuit".

Car, tout de même, beaucoup de ceux-ci ne sont actifs que la nuit.

Mais, comme nous ne sommes pas nyctalopes, nous ne sommes pas foutus de les photographier.

Sauf quand ils s'invitent dans nos maisons.

Chloroclysta siterata (3) (cidarie à bandes vertes):

 

 

Acleris variegana (2) (tordeuse de la rose des jardins):

 

 

Mythimna albipuncta (3) (point blanc):

 

 

Et ils sont très nombreux à le faire

Xestia xanthographa (3) (trimaculée):

 

 

Opisthograptis luteolata (3) (citronelle rouillée):

 

 

Operophtera brumata (3) (phalène brumeuse):

 

 

Dans les jardins non permaculturels, il est évident que les espèces de papillons nocturnes sont moins nombreuses et moins variées.

Ce d'autant que, la plupart étant absurdément considérées comme nuisibles, ils sont la cible des pesticides.

Cependant, le jardin qui les abrite, et ne les détruit pas, n'a pas l'air de trop mal se porter de leur présence.

 

 

Donc, abandonnez définitivement les intrants chimiques.

Sinon vous n'aurez jamais l'occasion de rencontrer ceci.

Miltochrista miniata (3) (rosette):

 

 

Et encore moins cela.

Anania hortulata (3) (pyrale de l'ortie):

 

  

Cela ne serait-il pas dommage?

De notre côté, nous ne risquons pas non plus de les rencontrer.

Mais pour une autre raison: ces deux espèces sont absentes des Bouches-du-Rhône.

 

Pour la plupart des lépidoptères, le site "les carnets du lépidoptériste français" propose des cartes assez précises.

Qui nous permettent de savoir si l'espèce est présente ou non chez nous.

En ce qui concerne les odonates, l'excellent ouvrage sur les libellules édité chez Biotope propose, lui aussi, des cartes.

Grace à lui, nous savons que nous ne rencontrerons jamais d'aeschne bleue ou de cordulastre annelé dans notre jardin des Bouches-du-Rhône.

 

Biotope a édité aussi un ouvrage sur les orthoptères, qui est aussi bien fait que celui consacré aux odonates.

Il nous a permis de déterminer les espèces suivantes rencontrées à Saint-Pierre de Bailleul.

Tout en nous informant que certaines sont présentes partout en France.

Conocephalus fuscus (2) (conocéphale commun):

 

 

Leptophyes punctatissima (3) (leptophye ponctuée):

 

  

Alors que d'autres ne se rencontre jamais en Provence.

Chorthippus dorsatus (2) (criquet vert-échine):

 

  

Pholidoptera griseoaptera (3) (pholidoptère cendrée):

 

 

L'intérêt de disposer d'une carte est évident.

Parfois, l'espèce est difficile à déterminer.

La localisation possible de l'insecte, dans nombres de cas, lève le doute.

Par exemple, dans le genre Euchorthippus, le criquet blafard, le criquet strié et le criquet des Bromes se ressemblent.

Mais seul le dernier est présent dans l'Eure.

Euchorthippus declivus (2) (criquet des bromes):

 

 

A contrario, voici quelques exemples d'espèces typiquement méridionales.

Qui, sauf réchauffement climatique majeur, ne seront pas présentes en Normandie de sitôt.

Aiolopus puissanti (3) (aïolope élancée):

 

 

Tylopsis lilifolia (3) (phanéroptère liliacé):

 

 

Locusta cinerascens (3) (criquet cendré):

 

 

Pour tous les autres ordres d'insectes, nous ne pouvons accéder, hélas, qu'à des données géographiques partielles.

De fait, dans les autres articles consacrés aux insectes du jardin normand, nous continuerons à présenter des espèces non rencontrées chez nous.

Sans savoir toutefois si nous les rencontrerons un jour ou jamais.

Nous verrons bien...

 

 

 

 

 

 

 



29/06/2019
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