LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Le jardin de Choui et Leia voyage (fin)

Nous avons déjà publié deux articles sur le Costa-Rica.

Ceci nous éloigne un peu du jardin de Choui et Leia.

Mais moins qu'il n'y parait.

Car il est toujours question de biodiversité.

Lorsque l'on découvre le Costa Rica, après avoir quitté la capitale San José, on est vite interpellé par ce que l'on peut voir.

Et, si l'on cherche un peu, on en découvre encore et encore.

Ce pays, démocratie parlementaire depuis presque deux siècles, qui ne possède pas d'armée, est un rêve éveillé pour les naturalistes.

On y rencontre de tout, partout.

Saïmiri sciureus (3) (singe écureuil):

 

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Ctenosaura similis (3) (iguanes noirs):

 

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Chelonia olivacea (3) (tortue olivâtre):

 

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Un adage dit que, si vous voyez un groupe de gens au pied d'un arbre et qu'ils regardent en l'air: arrêtez vous!

Il y aura forcément quelque chose à voir.

Cebus capucinus (3) (singe capucin):

 

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Ara macao (3) (ara rouge):

 

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Mais, si vous les regardez, ils vous regardent aussi.

Ctenosaura similis (3) (iguane noir): 

 

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Tout ce qui, pour le costaricien de base est banal, devient pour nous exceptionnel.

Mais le costaricien de base est conscient de l'énorme biodiversité de son pays.

Et il sait qu'elle représente un atout essentiel pour son économie, grandement basée sur l'écotourisme.

 

Dans cette zone géographique d'Amérique centrale, hantée par les dictatures et les guérillas, le Costa Rica est une exception.

Mais son modèle est en train, doucement, de faire école.

Parce qu'il bénéficie d'un climat subtropical (chaud et humide), la flore et la faune costariciennes sont exceptionnelles.

Parce qu'il dispose d'un relief montagneux (le plus haut sommet est à 3800 mètres), et de deux littoraux distincts (Pacifique, mer des Caraïbes) les biotopes et écosystèmes sont multiples et variées.

 

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Le Costa Rica est un pays chaud, mais c'est un pays pluvieux.

Un pays où l'eau abonde.

 

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La végétation y est extrêmement luxuriante.

 

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Y compris dans les zones montagneuses.

 

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Par ailleurs, le relief, tourmenté, s'il augmente les distances, protège les biotopes.

Et la forêt primaire y est grandement préservée.

 

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Bref, si vous êtes naturalistes, allez au Costa Rica.

Le tourisme y est cher (normal, c'est la principale source de revenus du pays).

Mais il reste abordable.

Après, c'est un peu dur de revenir.

Et le jardin de Choui et Leia, malgré tout le soin que nous y apportons, nous apparaît bien indigent.

 

Il n'a pas du échapper à ceux qui nous suivent que le blog était majoritairement concentré sur l'entomologie.

Pourquoi, en voyage au Costa Rica, ne pas s’intéresser aux insectes?

Parce qu'il y a des oiseaux partout.

Et des reptiles, des mammifères...

Bref, des animaux qu'il ne nous est pas donné de photographier habituellement.

 

De fait, nous avons négligé les insectes.

Nous avons, toutefois, pris quelques photos de papillons.

Myscelia cyaniris (3) (petite tache):

 

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Caligo eurilochus (3) (hibou):

 

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Ce ne sont que quelques exemples.

Hamadryas amphinome (3):

 

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Phoebis philea (3):

 

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Pour la plupart, des espèces très répandues.

Danaus plexippus (3) (monarque):

 

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Heliconius clysonymus (3):

 

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Siproeta stelenes (3) (malachite):

 

PAPILLONS 3 Siproeta stelenes (malachite).JPG

 

Notre fils y habitant pour l'instant, nous retournerons peut-être au Costa Rica.

Et, la prochaine fois, nous nous pencherons aussi sur les insectes.

 

En dehors du fait que les espèces y sont protégées et que la géographie du pays est favorable, il nous semble qu'un autre facteur intervient dans la facilité que nous avons rencontré à approcher la faune.

Celle-ci n'est pas chassée.

Donc, elle n'identifie plus l'homme comme un prédateur.

Comment, sinon, se tenir à proximité d'un animal sauvage sans qu'il s'enfuit?

Procyon cancrivorus (3) (raton crabier ou "bandidos"):

 

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Parfois même, très près.

Cebus capucinus (3) (singe capucin):

 

MAMMIFERES 4 Cebus capucinus (singe capucin).JPG

 

La faune costaricienne ne semble pas éprouver d'angoisse vis-à-vis des hommes.

Peut-être ne sont-ils plus identifiés comme prédateurs?

 

Tous les animaux se défendent de leurs prédateurs.

Par exemple, le quetzal resplendissant ne se déplace que lors des premières lueurs du jour.

Après, il reste à l'abri des rapaces qui le menacent.

Il faut donc se lever de bonne heure pour le rencontrer.

Mais, visiblement, notre proximité ne le dérange pas.

Pharomachrus mocinno (3) (quetzal resplendissant):

 

OISEAUX 36 (Pharomachrus mocinno-Quetzal resplendissant).JPG

 

Tout au plus semble-t-il intrigué.

 

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Elle ne semble pas non plus déranger les caïmans, qui sont pourtant, contrairement aux crocodiles, des animaux très timides.

Caiman crocodilus (3) (caïman à lunettes):

 

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Il y a longtemps qu'ils ne servent plus de matière première à la maroquinerie.

 

Chez nous (dans les Bouches-du-Rhône), la géographie est aussi très diversifiée.

Il y a des plages.

 

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Un littoral rocheux.

 

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Des forêts.

 

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De la garrigue.

 

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L'eau ne court pas les rues, mais elle ne manque pas.

Au point qu'ont pu se développer des forêts subtropicales à base d'espèces importées.

 

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Il y a différentes sortes de collines.

 

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L'agriculture intensive n'est pas de mise.

Il n'y a guère d'espace pour la monoculture.

Le relief tourmenté préserve bon nombre d'espaces de l'urbanisation.

 

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Même la plus grande ville est située à proximité immédiate d'espaces encore préservés.

 

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Notre biodiversité locale reste exceptionnelle.

Mais les menaces sont nombreuses.

Essayons d'imaginer ce que tout cela deviendrait après dix ans d'interdiction de la chasse.

Après que 25% du territoire soient transformés en parcs nationaux.

Un écotourisme raisonné pourrait se développer.

Notre département deviendrait le Costa Rica de l'Europe.

Il lui faudrait simplement s'associer aux autres départements de la Provence.

Et, évidemment, à la Corse, dont le potentiel est énorme.

Les superficies seraient alors sensiblement équivalentes.

Comme disait un certain...

 

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(droits réservés)

 

Il n'est pas interdit de rêver.

 

 



24/02/2019
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