LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Ca commence à grouiller

La réapparition des insectes dans les jardins correspond à peu près au retour du printemps.

C'est, en effet, vers la moitié du mois de mars que les insectes se remarquent à nouveau.

Du moins certains d'entre eux.

Parmi les hyménoptères, les abeilles reprennent leurs pérégrinations assez tôt.

Apis mellifera (3):

 

IMG_3622 (2).JPG

 

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Ainsi que certaines espèces de bourdons.

Bombus terrestris (3):

 

APIDAE Bombus terrestris 6 (bourdon terrestre).JPG

 

APIDAE Bombus terrestris 7 (bourdon terrestre).JPG
 

Et les abeilles charpentières.

Xylocopa violacea (3):

 

APIDAE Xylocopa violacea 5 (abeille charpentière).JPG

 

APIDAE Xylocopa violacea 6 (abeille charpentière).JPG
 

Les fourmis ont aussi repris leur frénésie active.

Pheidole pallidula (3):

 

FORMICIDAE Pheidole pallidula 2.JPG

 

Lasius fuliginosus (2):

 

FORMICIDAE Lasius fuliginosus.JPG

  

Mais il n'y a pas que les hyménoptères qui soient de retour.

Les mouches le sont aussi.

Les premières à montrer le nez sont les calliphorides.

Calliphora sp.(3) (mouche bleue):

 

CALLIPHORIDAE Calliphora sp. 1.JPG

 

Pollenia rudis (2) (mouche des greniers):

 

CALLIPHORIDAE Pollenia rudis 5.JPG

  

Après quelques calliphorides, nous observons très vite des Anthomyidae.

Dont une assez connue et assez caractéristique, la mouche de la pluie.

Anthomyia pluvialis (3):

 

ANTHOMYIDAE Anthomyia pluvialis 2.JPG

 

L'identification nous semble évidente.

Pourtant, en cherchant un peu, nous pouvons constater qu'une autre espèce lui ressemble beaucoup.

Il s'agit d'une cousine germaine.

Anthomyia procellaris (3):

 

ANTHOMYIDAE Anthomyia procellaris 1.JPG

 

Les différences entre les deux se situent au niveau du scutum (partie médiane du thorax) et du scutellum (partie postérieure du thorax).

La disposition des taches noires varie entre les deux espèces.

 

gastonlagaffe-com-08.jpg

(droits réservés)

 

Les mouches, une fois éclose, semblent passer l'essentiel de leur temps à se reposer au soleil.

Ici, Calliphora sp. et  Anthomyia pluvialis partageant la même feuille:

 

IMG_4302.JPG

 

Mais cela n'est sans doute qu'une apparence.

Bref, quoiqu'il en soit, il est temps pour nous de ressortir les appareils photos.

 

Nous rencontrons assez vite certaines espèces parmi les plus communes qui démarrent une nouvelle saison.

Pyrrhocoris apterus (3) (gendarme):

 

PYRRHOCORIDAE  Pyrrhocoris apterus 5.JPG 

 

Coccinella septumpunctata (3) (coccinelle à sept points):

 

COCCINELLIDAE Coccinella septempunctata 5.JPG

 

Pardosa amentata (2):

 

LYCOSIDAE Pardosa amentata 3.JPG
 

Pisaura mirabilis (3):

 

PISAURIDAE Pisaura mirabilis 4.JPG
 

Rhaphigaster nebulosa (3):

 

PENTATOMIDAE Rhaphigaster nebulosa 2.JPG

 

Sous les pierres, la vie aussi reprend ses droits:

Armadillo officinalis (2):

 

ISOPODA ARMADILLIDIIDAE Armadillidium sp. 1.JPG

 

Cylindroiulus caeruleocinctus (2) (iule):

 

DIPOPLODA JULIDAE Cylindroiulus caeruleocinctus 4.JPG
 

Enfin, les aquatiques sont de retour.

Notonecta sp. (3) (notonecte):

 

NOTONECTIDAE Notonecta sp..JPG

 

Gerris lacustris (2) (patineur):

 

GERRIDAE Gerris lacustris 2.JPG

 

D'autres espèces, moins communes, se montrent aussi.

Agriopis bajaria (3):

 

GEOMETRIDAE Agriopis bajaria 1.JPG

 

Une minuscule araignée dans le jardin, de la famille des Linyphiidae.

Très difficile à déterminer, l'espèce est simplement possible.

Hybocoptus corrugis (1):

 

LINYPHIIDAE Hypomma sp..JPG

 

Parfois, nous reconnaissons les insectes d'un seul coup d’œil.

Mais le plus souvent nos yeux ne suffisent pas à nous montrer ceux qui nous entourent.

Sans une focale suffisante, nous sommes aveugles.

Et encore, une fois le cliché pris, ce n'est souvent qu'au développement et après recadrage que nous découvrons l'espèce concernée.

Nous avions pris ce cliché en automne:

 

CHLOROPIDAE Thomatomyia notata 1.JPG

 

Un seul cliché pour une seule rencontre.

Nous ne connaissions pas l'espèce en question, qui est très petite.

Elle passe complètement inaperçue aux yeux de quiconque ne sait pas regarder.

En fait, ce que nous ignorions alors c'est qu'il s'agissait d'une espèce très banale et très répandue.

Plusieurs centaines d'individus volettent tous les printemps autour de nos arbustes.

Thomatomyia notata (3):

 

CHLOROPIDAE Thomatomyia notata 3.JPG

 

 

CHLOROPIDAE Thomatomyia notata 4.JPG

 

L'espèce, indiscutablement, est belle.

Mais cette beauté nous interroge.

Pourquoi cet insecte si petit, que nous apercevons à peine, est-il beau?

Pourquoi trouvons-nous cet insecte beau?

A qui s'adresse cette beauté?

 

A toutes ces questions, nous n'avons pas de réponse.

Elles ne font que susciter de nouvelles questions.

Cette très petite araignée nous apparaît aussi très belle.

Heliophanus apiatus (3):

 

SALTICIDAE Heliophanus apiatus 5.JPG

 

Mais cette impression de beauté n'est peut-être que subjective.

Et surtout, cette beauté est mystérieuse quand il s'agit d'insectes aussi petits.

Comment les insectes se voient-ils entre eux?

Probablement ne se voient-ils pas beaux.

Leurs parures sont fonctionnelles.

Mais, le plus souvent, cette fonctionnalité même nous échappe.

Heliophanus apiatus est noire avec des taches blanches.

La punaise qui suit, observée aussi en début de printemps, l'est aussi.

Tritomegas bicolor (3):

 

CYDNIDAE Tritomegas bicolor 1.JPG

 

Existe-t-il un lien entre les deux?

Est-ce que ce mode de parure correspond à une fonction?

Pourquoi celle-ci aussi nous apparaît-elle belle?

L'observation du monde animal offre plusieurs niveaux de réflexion.

Et plusieurs strates de questionnement.

La seule chose sûre, c'est que nous n'en explorerons jamais qu'une infime partie.

Pour l'instant, tout ce que nous pouvons dire c'est qu'avec chaque retour du printemps, les affaires reprennent.

 



09/03/2017
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