L'été du potager
Au printemps, le potager nécessite le plus de travail.
C'est la période de la mise en place, des plantations...
Mais on ne risque pas d'être impacté par la catastrophe climatique.
L'été, c'est bien plus compliqué.
En Provence, les alternances canicule, sécheresse, Mistral, compliquent notre tâche.
Nous sommes obligés de modifier un certain nombre de choses au fur et à mesure de nos désillusions successives.
En particulier, privilégier les semis au détriment des plants greffés peut s'avérer un pari risqué.
Dans tous, les cas, le printemps passé, il suffit d'attendre.
Les résultats sont parfois décevants.
Des plants de tomates qui lèvent normalement.
Dont les fruits commencent à se développer.
Lorsque le temps de la récolte s'approche, peuvent aboutir à des résultats quantitatifs médiocres.
Certes, certains étés sont particulièrement chauds et secs.
Mais ceci suffit-il à expliquer cela?
Lorsque nous produisons nos plants, nous en donnons toujours une grosse quantité à des amis et parents.
Nous avons des retours des jardins dans lesquels nos plants sont utilisés.
Dans diverses régions de France.
Certaines années, les récoltes peuvent être satisfaisantes lorsqu'elles sont chez nous médiocres.
Qu'est-ce qui cloche dans ces cas?
La chaleur extrême de certains étés provençaux nécessite beaucoup d'arrosage.
Force est de constater que la culture sur butte, que nous employons souvent, montre parfois ses limites.
Nos buttes de culture sont arrosées au goutte-à-goutte, abondamment paillées.
Malgré cela, si les précipitations sont rares, les buttes sèchent très vite et l'apport en eau peut être insuffisant.
Les semences ne semblent pas devoir être remises en cause les années médiocres.
Dans tous les cas, nous récoltons toujours quelques tomates.
Mais il est certain que la culture sur buttes ne résout pas tout.
Parmi les variétés qui marchent en général bien, "Brandywine pink", vieille variété à feuillage de "pomme de terre", donne souvent satisfaction.
Il s'agit d'une grosse tomate, bien pleine, relativement sucrée, très peu acide.
Dans les curiosités, une petite tomate noire, "Midnight select", qui n'a pas une saveur extraordinaire, mais est considérée comme un "alicament".
Elle est bourrée d’anthocyane, qui est un puissant anti-oxydant.
La "précoce de Quimper"donne des fruits assez petits.
Sa saveur est légèrement acidulée.
Ce n'est pas un miracle en terme de goût.
Mais les plants donnent beaucoup, même en cas de sécheresse, et, comme son nom l'indique, sont les plus précoces.
A l'inverse, la "noire de Crimée", variété de mi-saison, est chez nous tardive.
Les fruits sont sucrés.
La chair est dense.
Il s'agit d'une variété que nous replantons fréquemment.
Les plants de "cœur de bœuf jaune" produisent tardivement, mais abondamment.
Les fruits sont gros, et d'une saveur douce.
Nous en replantons aussi souvent.
La "rose de Berne" présente un rendement assez faible.
Les fruits sont très sucrés, mais doivent être récolté bien mûrs.
Pour ce qui est des autres légumes, les plus gros échecs, certaines années, concernent les haricots et les courgettes.
Pourtant, ce sont des légumes avec lesquels nous n'avons aucune difficulté la plupart du temps.
Pour les haricots, nous n'avons pas d'explication.
Ou plutôt un faisceau d'explications.
Il est probable que certaines de nos semences, lorsqu'elles sont trop anciennes, perdent leur pouvoir germinatif.
Dans tous les cas, si l'on utilise des semences hybrides F, qui ne sont pas issues de l'agriculture équitable, il est inutile de les replanter.
Même si elles donnent d'autres fruits et légumes, ils seront de qualité plus médiocre.
Il n'est probablement même pas utile de s'en procurer.
En ce qui concerne les courgettes, certains étés, les plants présentent une croissance normale, mais quasiment aucune fleur ne fournit de fruit.
Il est impossible d'incriminer un défaut de pollinisation, car notre jardin regorge d'insectes pollinisateurs de tous types.
Nous n'avons pas de réelle explication à cela.
Les pommes de terre, par contre, donnent chaque année.
De même que les aubergines.
A côté de cela, nous récoltons occasionnellement quelques concombres et poivrons.
Dans ces cas, nous plantons uniquement des plants greffés.
Ceux-ci s'avèrent, à l'évidence, plus productifs et moins fragiles.
Tout ceci pourrait être un constat d'échec.
Mais ce n'est jamais qu'un échec que partiel.
Chaque année nous consommons nos légumes.
Parfois, nous n'avons aucun excédent.
D'autres années sont meilleures.
Dans tous les cas, nous cherchons toujours d'autres solutions pour le futur.
Et quand les récoltes estivales sont médiocres, nous espérons encore sur les récoltes tardives.
Courges butternut et Pastèques.
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