LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

LE JARDIN DE CHOUI ET LEIA

Deux jardins en parallèle, des mouches

Des mouches, il y en a plein et partout.

Cela tout le monde le sait.

Ce que pas grand monde ne sait, par contre, c'est à quel point elles sont diverses.

Et surprenantes.

 

Dans les articles que nous avons publié sur les insectes du jardin de notre fille, situé en Normandie, nous avons volontairement laissé de côté les diptères.

Juste pour nous amuser à faire un parallèle avec notre jardin provençal.

En effet, les deux jardins n'offrent pas tout-à-fait les mêmes possibilités d'observation.

Attention toutefois, nous ne montrerons ici que des mouches qui ne ressemblent pas ou peu à des mouches.

 

Commençons par les Rhiniidae.

Comme l'étymologie de leur nom de famille l'évoque, nous avons affaire ici à des mouches qui ont un long nez.

Chez Choui et Leia, nous rencontrons fréquemment Stomorhina lunata.

Stomorhina lunata (3):

 

RHINIIDAE Stomorhina lunata 5.JPG

 

Mais jamais aucune autre rhinide.

Chez Cécile et Cédric, il en existe au moins une autre espèce.

Rhingia campestris (3) (rhyngie champêtre):

 

Rhingia campestris 2.JPG

 

"C'est un pic, c'est un cap, c'est une péninsule..."

 

Une autre famille de mouches qui ne ressemblent pas à des mouches: les syrphes.

Nous avons publié un article qui leur est exclusivement consacré. 

En voici un, rencontré de part chez nous, que nous trouvons très beau.

Chrysotoxum cautum (2) (chrysotoxe prudent):

 

SYRPHIDAE Chrysotoxum cautum 4.JPG

 

En Normandie, il en est d'autres.

Merodon equestris (2) (mouche des narcisses):

 

Merodon equestris.JPG

 

Il est certaines familles de mouches qui nous proposent de très beaux spécimens.

En particulier celle des Tephritidae.

En voici une, rencontrée chez nous, que nous adorons.

Oxyaciura tibialis (3):

 

TEPHRITIDAE Oxyaciura tibialis 2.JPG
 

Mais sa cousine normande n'est-elle pas aussi belle?

Oxyna flavipennis (3) (oxyne des achillées):

 

Oxyna flavipennis.JPG
 

Encore une famille de mouches très étranges: les conopides.

Les anglais les appellent les mouches à grosse tête. 

En voici une rencontrée en Provence.

Conops ceriaeformis (3):

 

CONOPIDAE Conops ceriaeformis 1.JPG

 

D'autres conopides en Normandie.

Physocephala rufipes (3):

 

Physocephala rufipes.JPG
 

Sicus ferrugineus (2):

 

Sicus ferrugineus (2).JPG
 

Ce ne sont que quelques exemples.

Qui nous laissent toutefois entrevoir la diversité des mouches existantes.

Que peut-on conclure de tout cela?

Que certaines mouches se rencontrent en Normandie et d'autres en Provence?

En fait, nous n'en savons rien.

Il n'existe pas de cartographie exhaustive des mouches sur le territoire national.

 

Le nombre d'espèces différentes de mouches est si important que, chaque année, nous en observons quelques-unes de nouvelles.

Peut-être les mouches aperçues en Normandie sont-elles aussi présentes dans notre jardin provençal? 

Peut-être certaines ne s'y adaptent-elles pas?

 

La conclusion c'est que nous croyons connaître les mouches.

Mais que nous n'y connaissons que dalle.

Pour la majorité d'entre nous, une mouche, c'est ceci.

Musca domestica (1) mouche domestique:

 

MUSCIDAE Musca domestica 1 (mouche domestique).JPG

 

Nous ne la connaissons bien que parce qu'elle vient dans nos maisons.

Et encore sommes-nous incapables de la différencier d'avec celle-là.

Musca automnalis (1) (mouche d'automne):

 

MUSCIDAE Musca automnalis 3.JPG

 

Si ce n'est que la mouche d'automne, elle, reste le plus souvent à l'extérieur.

 

A peine connaissons-nous encore celle-ci.

Calliphora vicina (2) (mouche bleue): 

 

CALLIPHORIDAE Calliphora vicina 5.JPG
 

Elle aussi rentre souvent dans nos maisons.

La plupart de ceux qui ignorent tout des mouches pensent simplement qu'il s'agit d'une mouche plus grosse et plus bruyante.

 

En général, tout le monde connait celle-là.

Car elle est aussi très répandue, et remarquable.

Si ce n'est qu'il ne s'agit que de l'une des plusieurs espèces de mouches vertes.

Lucilia sericata (1) (mouche verte):

 

CALLIPHORIDAE Lucilia sericata 2.JPG

 

La réalité c'est qu'il existe des centaines de mouches différentes.

Mais l'immense majorité ne pénètrent pas dans les maisons.

La plupart vivent dans nos jardins.

Et nous ne savons pas les voir.

  

Cependant, si la plupart des mouches se rencontrent en extérieur, il arrive que certaines, curieuses, pointent aussi leur nez dans nos maisons.

En Provence.

Rhagio scolopaceus (2) (leptis bécasse):

 

RHAGIONIDAE Rhagio scolopaceus 1 (leptis bécasse).JPG
 

Ou en Normandie.

Toxoneura muliebris (3) (palloptère jolie):

 

Toxoneura muliebris 1.JPG
  

Qu'y a-t-il à conclure?

Rien, si ce n'est que nous devrions mieux observer les mouches.

Nous changerions d'avis sur elles.

Ainsi que sur l'usage des insecticides.



01/09/2019
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